Beauty is never seen, but every object is its footprint; love is never felt, but every feeling is its face; understanding is never known, but every thought shines with its light.

Transparent et Lumineux... Exploration


Q: Dans votre livre* page 167-168 vous dites: “Dans la connaissance de “Je suis”, la Conscience et l’Etre sont un. Lorsque cela est connu, le mental, le corps et le monde deviennent transparents et lumineux. Ils brillent de la Présence, en tant que Présence.”

R: Le monde est fait seulement de vision, d’écoute, de toucher, de goûter et de sentir. Appelons cela percevoir.

Percevoir est fait de mental, et le mental est fait de Conscience.

La Conscience n’a aucune couleur d’elle-même, et le monde (c’est-à-dire percevoir) est fait seulement de cette Présence sans couleur, et on en parle parfois comme étant transparent.

La Conscience est la lumière qui illumine toute expérience, et comme il n’existe pas d’autre substance à notre expérience du monde autre que cette Conscience lumineuse, le monde est connu pour être lumineux, fait de la lumière de la Connaissance.

La Conscience illumine le monde apparent et sa lumière est aussi la substance de ce qu’elle illumine et connait. En d’autres mots, la Connaissance du monde et l’Existence du monde sont faites de la même substance transparente et lumineuse.
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Q: page 191 vous dites “... notre expérience actuelle du corps est sans poids, transparent, lumineux, vaste, ouvert, accueillant, sans limites, sans définition…”

R: Le corps est habituellement considéré comme un récipient de peau, rempli d’objets solides tels que les organes, les os, etc.

Mais fermez les yeux un moment et allez directement à l’expérience présente du corps. Prenez une sensation à la surface du corps, la peau, et aussi la sensation de quelque chose “à l’intérieur” du corps, par exemple les picotements derrière les yeux.

Expérimentez-vous une sensation à l’intérieur de l’autre ? Non ! Les deux sensations sont expérimentées “à l’intérieur” de la Conscience.

Voyez très clairement que dans votre expérience, ce n’est pas la peau qui héberge les différentes parties du corps, mais la Conscience qui héberge toutes les sensations que nous appelons le corps.

En d’autres termes, la Conscience est notre véritable corps. Voyez clairement que toutes les sensations que nous considérons habituellement comme appartenant à notre corps, sont en réalité libres, flottant dans l’espace sans limites, sans contours de la Conscience.

Voyez que vous êtes la Conscience. La Conscience est le véritable corps, le véritable récipient de toutes choses et tout est constitué de sa substance transparente et lumineuse.

La Conscience n’a aucun poids et si nous allons profondément dans la sensation de poids, nous ne trouvons là qu’un ressenti. Quel est le poids d’un ressenti ? Ne pensez pas à tout cela, ce n’est pas de la théorie. Allez à l’expérience, dénuée de toute interprétation.

Touchez quelque chose qui semble solide et tout ce que vous trouverez c’est le ressenti du toucher. Quelle est la solidité de ce ressenti du toucher ?

Les yeux fermés, et vous référant seulement à la sensation, imaginez-vous en train de dessiner l’expérience du corps sur une feuille de papier. C’est-à-dire dessinez les picotements, la masse informe des sensations que nous appelons le corps. A quoi ressemble le dessin ? Simplement un ensemble de points informes, très espacés dans l’immense espace blanc de la feuille… pas de limites, pas de lignes, pas de densité, une simple galaxie de très fines sensations flottant dans l’espace blanc de votre Présence.

Voyez que cet espace de la Présence est grand ouvert. Il dit “Oui” à tout. Il accueille toute chose. En fait, c’est plus que cela, il aime toute chose. Au final, il est intimement un avec chaque chose.

Tout ce qui est nécessaire est de démarrer avec l’expérience directe, pas un concept, une image ou un souvenir du corps, mais l’expérience brute et non filtrée. N’essayez pas d’en faire quoi que ce soit avec le mental.

Fermez les yeux et allez avec l’innocence de l’enfant, à l’expérience brute du corps. Contemplez simplement votre expérience présente, dénuée de surimposition et d’interprétation, sa nature se révélera d’elle-même.